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LE GOUT DU VIN

 

Pourquoi un blog s'intitulant "Le Goût du vin"? Parce que j'ai la chance, depuis longtemps, de goûter en condition de dégustation professionnelle, plusieurs centaines de vins par an. Ce blog me permettra de vous faire partager le résultat de ces dégustations. Car, si vous êtes acheteur de vins, plus le nombre d'avis est grand et moins vous avez de chances de vous tromper. Si vous achetez un vin de Bordeaux en primeur, par exemple, sans l'avoir vous-même goûté, vous ne saurez que bien des années après si votre choix était bon. Je ne prétends pas détenir LA vérité, mais je veux simplement vous apporter mon avis, qui en vaut bien d'autres... Vous y trouverez également des focus, développant un regard plus approfondi sur un, vin, une propriété...Et je vous ferai part de temps en temps de mes humeurs et de mes réflexions sur le vin et tout ce qui l'entoure. Bien sûr, je serai très heureux si ce blog devient un lieu d'échanges, de discussions passionnées entre amateurs, et de confronter vos avis aux miens.
Buvez de bons vins avec modération, le plaisir n'en sera que plus grand.

Voilà quelques temps que je n'étais pas passé chez Michel Couvreur, et, de nouvelles qualités étant mises sur le marché, j'étais impatient de les découvrir. Michel Couvreur élève ses whiskies "à la main", tels qu'on pouvait en trouver dans les fumoirs ou les salons de la gentry écossaise de l'époque victorienne. Les vins de Jérez étaient importés au Royaume-Uni par le port de Bristol, en fûts, et mis en bouteilles sur place. Les Ecossais achetaient à bas prix ces fûts vides qu'ils utilisaient pour l'élevage de leurs meilleurs single malts. Pour Michel Couvreur le whisky est "la fécondation d'un distillat de céréales par une hiérarchie des meilleurs bois", à l'exclusion de toute notion de cru, pure invention marketing dans le cas de cet alcool. C'est avec patience qu'il élève ses whiskies, qui, en effet n'ont rien à voir avec la production industrielle. Un-butt-venu-de-chez-Macallan-copie-1.JPG
Un fût venu de chez Macallan

Prenons ensemble la route des hautes côtes de Beaune, qui mène dans le village de Bouze-le-Beaune, où se trouve ce petit paradis. Nous goûterons d'abord les vins de Jerez, "libérés" des fûts si utiles. Mis en bouteilles à leur arrivée en Bourgogne, ils perdent leur appellation de Jérez et sont proposés sous le nom de "vins de liqueur andalous".
PALOMINO FINO OLOROSO : (18 ans de fût). Le palomino fino est le cépage. "Oloroso" signifie littéralement "odorant". La couleur est ambrée. Le nez est sur les fruits secs, arômes de noix, épices douces. La bouche est très ample et riche. Très long en bouche. **
P.X. : (entre 19 et 22 ans de fût). Le cépage est le Pedro Ximenez, qui sert à élaborer ce que les britanniques nomment "Cream Sherries". Presque opaque, brun presque noir. Arômes d'agrumes, de kumquat, épices, noix, thé, cacao...La bouche, très dense (plus de 450 g de sucre présent), n'est cependant pas pateuse. D'une grande longueur, c'est un vin superbe. ***

Les whiskies : Les photos vous montreront des fûts entierement noirs. Ils sont peints ainsi pour emmagasiner la chaleur nécessaire au développement de la "flor" qui donne son originalité au Fino de Jérez.

GRAIN SCOTCH WHISKY : C'est en fait un blend qui contient 60 % de single malt. On sent une très belle tourbe, mais aussi de la bruyère sêche, du tabac blond. La bouche est soyeuse. **
MICHEL COUVREUR'S CLEARACH : C'est un jeune whisky qui a bénéficié d'un court élevage luxueux. On est beaucoup sur l'amande, la crême frangipane, les agrumes. Bouche ample et souple avec en fin de bouche, des souvenirs de vieux marc. Très plaisant. *
OVERAGED SCOTCH WHISKY : Ici commence l'ascension...Assemblage de 54 malts de 12 à 27 ans, il est en effet, "hors d'âge". Doux, rond, légèrement fumé, soyeux, élégant. Il est sans doute plus équilibré (et moins tourbé) que par le passé. **
FLEETING : (ou "éphémère") Un peu plus boisé, très expressif, extrêmement fruité, vanillé. Il a bénéficié de 11 ans en fût de bourbon, puis 3 ans en fût de Palomino. Il y a de la sucrosité, du vanillé, de la noix de coco, de la souplesse. C'est un whisky extrêmement séducteur. **
SPECIAL VATTING : Assemblage de trois single malt/single cask. Perception fumée d'entrée, puis des notes de noix, de tabac. Moins tapageur que le précédent, il joue la partition de l'élégance et de la discrétion. **
BLOSSOMING AULD : Très vieux fûts de PX. Agrumes et fleurs en début de bouche, puis fruits secs. Grande complexité, suavité. Il faut dire que ce grand whisky a 18 ans d'élevage. Il titre près de 47°, totalement insensibles tant l'alcool est enrobé et l'équilibre parfait. A savourer seul, comme le grand alcool qu'il est. ***

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Là est le Blossoming Auld

TRANSITION : 22 ans d'élevage, double élevage bourbon/oloroso. C'est plus vif, plus tranchant. Elégant, vertical, avec cependant de la discrétion. La sucrosité du fût de bourbon est superbement balancée par l'oloroso, et c'est fondu. **
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Ici vieillissent et s'affinent les vieux malts

DIS CLOSURE : Elevage double, 8 ans en palomino oloroso, 2 ans en PX. C'est le principe du caramel au beurre salé. L'enrobage final lui apporte du fondu. Agrumes confits, puis arômes de végétal, céleri, foin. **
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Vieux flacons d'élixir

Ceux qui ont eu l'occasion de déguster les merveilles produites par Michel Couvreur partageront mon enthousiasme. Je ne peux qu'encourager les autres à faire cette découverte, en oubliant ce qu'ils savent du whisky. Les mots sont imparfaits et insuffisants pour traduire les émotions gustatives. J'espère seulement les avoir approchées ici.

Le concours des Ligers est toujours très intéressant car il permet de tâter le pouls de la production de la région dans ce qu’elle a de meilleur. On peut y faire connaissance avec des producteurs, que l’on pourra éventuellement retrouver plus longuement sur leur propre stand. Il n’est pas question pour moi de faire une dégustation exhaustive de ces vins (manque de temps, et, malgré les apparences je ne suis pas un stakhanoviste de la dégustation, je me réserve des temps de repos pour garder les papilles et la tête disponibles). Voici donc quelques vins choisis à peu près au hasard sur les tables des vins lauréats.
DOMAINE DE LA FOLIETTE 2007 (Muscadet de Sèvre-et-Maine). Terroir de micaschistes). Belle couleur or pâle. Nez très puissant, floral, très net. La minéralité est sous-jacente. Bouche ample, du volume, Bien. *
DOMAINE DE LA MOUTONNIERE 2007 (Muscadet de Sèvre-et-Maine). Terroir de gneiss. Ici c’est la minéralité du gneiss qui domine. Avec une belle bouche ample et puissante. Belle longueur. **
CHATEAU DE CHAMBOUREAU « Cuvée d’Avant » 2006 (Savennières). Terroir de schistes et argiles. On est beaucoup sur les fruits jaunes, un peu de tilleul, et une note fumée assez forte. C’est une expression assez gourmande de Savennières, assez vite buvable, où la minéralité est en deçà du fruit. *
DOMAINE SYLVAIN GAUDRON 2006 (Vouvray demi-sec) de Vernou sur Brenne. Il est encore très retenu aromatiquement, avec une bonne amplitude. Il manque peut-être de réelle personnalité à ce stade.
DOMAINE RAMBAULT 2006 (Sancerre) à Chaudenay-Verdigny. Terroir calcaire. Nez floral, un peu végétal (touche de buis), vif, tranchant. Il manque de charme et de profondeur.
DOMAINE MATHIAS ROBLIN 2006 « Cuvée Amonites ». A Sury-en-Vaux. Terroir argilo-calcaire du kimméridgien. Très forte minéralité, avec un beau volume en bouche, de la profondeur. Un beau vin. **
DOMAINE HERVE SEGUIN 2006 « Cuvée Les Vieillotes » (Pouilly-Fumé). On trouve à la fois une bonne puissance aromatique, de la minéralité, de la complexité, pour ce vin puissant, soutenu par une bonne fraîcheur. **
DOMAINE ANDRE FIGEAT 2007 « Cuvée Les Chaumières ». (Pouilly-Fumé) Terroir calcaire. Aromatique, frais, élégant, floral. Très belle fraîcheur à suivre, il se présente bien. *
DOMAINE ANDRE FIGEAT 2007 « Cuvée Prestige ». terroir silex. Les arômes sont balancés par la minéralité du vin. C’est net, bien fait, bien tendu. **
DOMAINE VINCENT OGEREAU 2006. (Anjou-Villages). Cabernet franc.Joli nez bien mûr. Arômes de cerise, cassis, framboise. La bouche est très souple, coulante, avec des tanins fins et mûrs. *
CHATEAU LA TOMAZE 2005 (Anjou-Villages), à Beaulieu sur Layon. Le nez est très mûr, très « noir » cassis, mûre. La bouche est ample et serrée. Les tanins sont très soyeux. La minéralité du vins est bien présente, donnant une petite note terreuse. *
DOMAINE DES ROCHELLES 2006. (Anjou-villages Brissac). Beaucoup de couleur. Le nez est très dense, avec du cachou, du cassis, et une note framboisée. Tanins très soyeux. **
CHATEAU LA VARIERE 2006 « Cuvée Vieilles Vignes » (Anjou-Villages Brissac). Cabernet franc. Beaucoup de couleur, il est lui aussi très dense. Nette affirmation du caractère épicé : laurier, poivre. La bouche montre de la puissance, avec des tanins fins. **
CHATEAU LA VARIERE 2006 « La Chevalerie » (Anjou-Villages Brissac) Cabernet-Sauvignon. Le nez est très mûr, très marqué par son cépage, avec un boisé encore présent, pas très fin. La bouche est dense et se termine par des tanins de bois un peu secs.
DOMAINE DES CHAMPS FLEURIS 2006 « Cuvée Vieilles Vignes ». (Saumur-Champigny). Assez beau fruit. La bouche présente un bonne densité.Vin plutôt plaisant mais pas trop de personnalité.
DOMAINE DU VIEUX BOURG 2005 (Saumur-Champigny). C’est évidemment dense, équilibré, avec un beau fruit noir, de la profondeur. C’est bon comme un 2005 !!!**
CLOS DE L’ECHO 2006 (Chinon) Couly-Dutheil propriétaire très connu de cette célèbre propriété. Belle couleur dense. Le nez est très élégant, sur un très beau fruit. Bouche très bien construite, complexe et profonde. Et de beaux tanins pour finir. ***
DOMAINE SOURDAIS 2006 « Les Cornuelles, Vieilles Vignes ». ( Chinon). Couleur dense. Le nez est de bonne qualité. En bouche, du fruit, de la matière et des tanins fins. C’est bien, moins élégant que le précédent. *
DOMAINE DU RONCEE 2006 « Clos des Marronniers ». (Chinon). Bonne densité. C’est joli aromatiquement, c’est bein construit. Manque une petit peu de gras en bouche, mais les tanins sont très fins. *
FREDERIC MABILEAU 2006 « Cuvée Racines » (Bourgueil). Terroir argiles et graviers. Très jolis arômes, exprimés puissamment. Beaucoup de charme en bouche pour ce Bourgueil sur le fruit. Les tanins sont fins. **LAME-DELISLE-BOUCARD 2006 « Cuvée les Chesnaies, Vieilles Vignes ». (Bourgueil). C’est l’équilibre parfait qui résume ce vin. Avec un joli fruit, une belle matière, des tanins de qualité. C’est plaisant, très harmonieux, très agréable. ***
DOMAINE PITAULT-LANDRY 2006 « Le Clos-Les Pins » (Bourgueil). Ici aussi, un bon équilibre. Ce vins’exprime avec puissance, avec son joli fruit et ses tanins fins. On pourra le garder 5 ans facilement.
DOMAINE MARDON 2006 (Reuilly rouge). Pinot noir. Couleur moyenne, à reflets bleutés. Le nez est très agréable, fleurs, pivoine, épicé. La bouche coulante, est très agréable. C’est un délicieux vin de casse-croute. **
MONTLOUIS MOUSSEUX METHODE TRADITIONNELLE. « Cuvée de Réserve ». Cave des producteurs de Montlouis. Très arômes tilleul. Facile, bien fait, prêt à boire.
DOMAINE DE L’OUCHE GAILLARD 2004 (Montlouis mousseux). Arômes fermentaires puissants. Levures ?
DOMAINE DE HAUTE-PERCHE 2005. « Cuvée Les Fontenelles ». (Coteaux de l’Aubance). Très beaux arômes de tilleul, d’agrumes. La bouche est très élégante, avec un bel équilibre, une grande richesse. ***
DOMAINE DE MONTGILET 2006 « Les 3 schistes » (Coteaux de l’Aubance). Les arômes de tilleul se mêlent à la minéralité des schistes. De la concentration, de l’élégance, de la richesse. ***
CHATEAU PIERRE BISE 2005 « Les Rouanières » (Coteaux du Layon-Beaulieu). Terroir de spilites. Magnifique or-vert. Le nez est très riche, sur le tilleul, les agrumes, les épices, l’angélique confite. La bouche offre une très belle concentration, avec de la noblesse et de la minéralité. ***
CHATEAU DE LA VARIERE 2006 « Les Guerches ». (Quart de Chaume). Outre les expressions habituelles autour du tilleul on trouve une fine note de nougat. Belle profondeur. *
CHATEAU DE LA VARIERE 2005 « Les Guerches ». (Quart de Chaume). Un peu plus de richesse en sucre résiduel. Notes d’agrumes plus marquées (kumquat). Un bébé !!***
CHATEAU DE LA VARIERE 2003 « Les Melleresses ». (Bonnezeaux). Concentration énorme. La liqueur est encore très présente, qui étouffe un peu l’élégance. Evidemment il faudrait le revoir dans 10, 20, 30 ans…**
 

Revoilà le Salon des Vins de Loire, que je retrouve toujours avec grand plaisir. J'ai la chance de pouvoir faire une très sympathique rencontre avec Jo Landron. Il cultive, en culture bio (Label Ecocert) trois domaines : le domaine de la Louvetrie (26 ha), le domaine des Grands Houx (5 ha), le Château de la Carizière (15 ha).  Jo Landron me consacre gentiment un peu de son temps, en voici un aperçu.

CUVEE AMPHIBOLITE NATURE 2007 : (Muscadet de Sèvre-et-Maine). Nez de fleurs blanches, de genet, moyennement puissant. La bouche est tendue avec une très belle minéralité.Belle fraîcheur. *
CUVEE DOMAINE 2007 : Très joli nez fleuri. La bouche est tranchante, très précise, avec une finale longue et somptueuse. Joli vin. **
CLOS DE LA CARIZIERE 2007 : (Sur orthogneiss). Le nez est très minéral, très élégant. La bouche offre une grande puissance, très minérale, très verticale, avec des notes poivrées, épicées. ***
CLOS DE LA CARIZIERE 2006 : Avec la maturité apparaissent des notes de salinité, des arômes miellés, un peu de tilleul. Beau soutien acide. ***
LE FIEF DU BREIL 2006 : Enorme minéralité. Le vin présente un très beau volume, une fraîcheur qui le tient très haut. Et pour finir une belle longueur. ***
LE FIEF DU BREIL 2005 : Présente beaucoup de gras, de puissance, avec une note fumée au nez (due au quartz) et des notes fines de tilleul, d'épices (cardamome) en bouche, qui persistent longuement. ***
CUVEE HAUTE TRADITION 2004 : Le nez est à point, parfaitement expressif. Notes minérales et florales se mêlent, avec une légère salinité, du tilleul. Très beau volume. ***

Ce qui me frappe dans cette série, c'est la grande précision aromatique, sans que cela ne soit contre la puissance des vins, l'élégance de toutes les cuvées. Des vins parfaitement définis, exprimant leur terroir, leur minéralité. Que c'est bon le muscadet quand c'est fait par un vigneron de talent et exigeant.

Voici notre petite revue annuelle des vins livrables chez André Lurton.
COLOMBEY 2004 : (Bordeaux A.O.C.). Couleur déjà légèrement évoluée. Le nez est très mûr, pas très puissant. La bouche est ronde, soupe, légèrement chaude. Tanins légers. Petite longueur, pour ce vin de banquet à consommer dans l'année.

Château BONNET rouge 2003 (Bordeaux A.O.C.) : Couleur moyenne. Le nez est sur le fruit, un peu kirsché. La bouche souple, ample, avec une jolie finale. Plutôt gourmand, mais avec de la structure. *

Château BONNET RESERVE 2003 (Bordeaux A.O.C.) : Bonne couleur dense. Le nez est marqué par un boisé discret et de qualité, respectant le joli fruit. Bouche ample, avec des tanins pas encore tout à fait fondus. Sera à point en fin d'année. *

Château GROSSOMBRE 2001 (Bordeaux A.O.C.) : La couleur est moyennement dense, assez évoluée. Le nez est ouvert, notes épicées. La bouche est coulante, ouverte, avec des tanins amortis. Ce vin est à point.

Château TOUR DE SEGUR 2003 (Lussac Saint-Emilion) : Bonne couleur. Le nez est très agréable, avec un joli fruit. La bouche est bien construite, avec un joli moelleux en milieu de bouche. Les tanins sont encore un peu fermes. *

Château BARBE BLANCHE 2003 (Lussac Saint-Emilion) : Belle couleur très profonde. Le nez est marqué par  le bois pour quelques mois encore. Un boisé toasté. La bouche est élégante, avec une belle structure verticale, et des tanins de qualité, très fins. **

Château COUCHEROY 2004 (Pessac-Léognan) : Bonne couleur. Le nez est très agréable, avec une note mentholée, un fruit élégant.. la bouche est fineélégamment structurée et présente surtout une très bonne finale, longue, avec des tanins fins. *

Château CRUZEAU 2003 (Pessac-Léognan) : Couleur profonde, avec une légère trace d'évolution. Le nez est très mûr. La bouche est ronde, note de tabac. Beaucoup de charme, de souplesse. C'est un vin qui peut se boire, ce qui est original pour ce château habituellement viril dans son premier âge.

Château de ROCHEMORIN ROUGE 2004 (Pessac-Léognan) : Couleur dense. Le nez est très élégant, il a digéré son bois. La bouche est fine, élégante, avec une belle construction, des tanins fins. Sera parfait en fin d'année. (2004 a vu la mise en service du nouveau chai de Rochemorin, avec également l'arrivée de la machine Tribaie qui trie les raisins par densité. C'est un bonus immédiat). **

Château LABARDE 2004  (Haut-Médoc) : Situé dans l'appelation Margaux ce château sera en partie réintégré dans cette appellation prochainement.) Belle couleur profonde. Le nez est encore un peu sur le fruit, en voie de fermeture. La bouche est bien construite. Belle finale tanique, fine, de qualité. **

BASTIDE DAUZAC 2005 (2ème vin Château DAUZAC, Grand Cru Classé de Margaux) : Très belle couleur, grenat foncé, vive. Le nez est encore sur le fruit. La bouche est très serrée, très construite. Tanins de grande qualité. On est au niveau du Château Dauzac dans les années '90 ! **

Château COUHINS-LURTON Rouge 2004 : Couleur très dense. Le nez est toasté, café, cachou, réglisse. La boucheest très ample, puissante, mais tout en gardant de l'élégance. Et les tanins sont très fins ! **

Château BONNET ROSE 2007 (Bordeaux rosé, sur cuve) : Arômes très gourmands, de framboise, groseille, très puissants. La bouche est légère, désaltérante, vive. C'est délicieux, un péritif parfait. Si l'été est chaud...***

Château BONNET, BLANC 2007 (Entre-Deux-Mers AOC) : Très joli nez notamment sur les agrumes. La bouche est tendue, assez minérale malgré tout. C'est un vin de grand plaisir. ***

Château CRUZEAU blanc 2004 (Pessac-Léognan) : Le nez est encore légèrement boisé, très élégant, encore retenu. La bouche est tendue par une bonne acidité. Note d'ananas en retour. Il supportera une garde longue (surtout avec la capsule à vis), mais dans son état actuel il donne déjà beaucoup de plaisir. **

Château de ROCHEMORIN blanc 2005 (Pessac-Léognan) : Le nez est relativement fermé, à la fois floral et minéral. La bouche a un volume sous-jacent énorme, pas encore tout à fait exprimé. très beau vin. ***

Château LA LOUVIERE, blanc 2004 (Pessac-Léognan) : Marqué par le bois, il est plutôt fermé, serré sur lui-même. La bouche est ample et large mais c'est un vin fermé qui mérite au moins 2 ans de cave. *

On rencontre de temps en temps des vins, qui, à un titre ou à un autre sont aptes à donner bien du plaisir. En voici trois, goûtés récemment.

CHATEAU LE SARTRE 2005 (Pessac-Léognan) : Beaucoup de couleur, très profonde, presque opaque. Le nez est relativement discret, déjà en phase de fermeture. En bouche au contraire, on est impressionné par la concentration aromatique autour des fruits noirs (cassis, mûre) et rouges (bigarreau surtout). On est face à un vin de grande puissance, très concentré, avec des tanins massifs, mais très veloutés. Pour le moment il joue plus la carte de la puiss&nce que de l'élégance. Regouté - heures plus tard, il s'est considérablement ouvert et présente un visage plus avenant. Conclusion : vin de très beau potentiel. Il faudrait l'attendre 3 à 5 ans, pour qu'il présente son vrai visage; cependant un caraffage 6 à 12 heures à l'avance pourra en donner un bon aperçu. *
CHATEAU LE CARILLON 2005 (Pomerol) : Jolie couleur profonde, très brillante. Le nez est très élégant, avec un beau fruit et de l'élégance, boosté par un boisé bien dosé. La bouche est gourmande, souple, avec beaucoup de charme.Les tanins sont très fins, l'ensembleest extrêmement séduisant. On peut prendre du plaisir d'ores et déjà en sa compagnie. Il sera parfait dans deux ans. Ce deuxième vin de château Rouget, est issu d'un beau terroir, sur le rebord nord de Pomerol, à quelque encablures de Pétrus. S'il n'a pas la structure pour aller loin, il pourra donner beaucoup de plaisir rapidement.
CHATEAU COLIN DE PEY 2003 (Premières Côtes de Bordeaux) : Couleur généreuse, dense. Le nez est marqué par son côté chaleureux, du fruit très mûr, un peu compoté. Beaucoup de puissance en bouche avec un équilibre très correct, sans excès d'alcool, ni trop de mollesse due à un manque d'acidité. Les tanins sont de qualité. Il peut se boire avec plaisir dès maintenant et pour encore trois à 5 ans. Notons que ce vin est produit par Thomas et Jérémie Lurton, frères de Pierre Lurton, directeur de Cheval Blanc et Yquem. Bon sang ne saurait mentir.

Je vous ai déjà présenté l'an dernier, la distillation au Domaine de la Tuilerie (voir archives). Ce domaine a la particularité de ne proposer que des armagnacs à degré naturel (sans descente à l'eau), uniquement des millésimes, et un style particulier puisque ces armagnacs ne sont issus que du cépage Baco 22A. C'est un cépage hybride obtenu il y a un peu plus d'un siècle, au moment de la crise du philloxéra, par un instituteur landais, François Baco. C'est à ce jour le seul cépage hybride dont la culture est encore autorisée (et qui vient d'être confirmée).
Jusqu'à maintenant, le millésime le plus récent mis en vente était 1986. En effet le domaine n'a pas distillé entre 1986 et 1998. Voilà un millésime attendu, celui de la renaissance. C'est avec intérêt et plaisir que j'ai dégusté ce nouveau nectar, lors de la distillation du millésime 2007. Il a été distillé dans le vieil alambic de la maison Orthès, chauffé au bois de charme, pour une chauffe douce et régulière.
Voici mes notes : 2 eaux-de-vie goûtées. La première est issue d'une pièce neuve en 1998, chêne local,  fabrication par monsieur Gilles Bartholomo, situé au Frêche, dans l'est des Landes, dernier tonnelier landais. Le boisé est encore complètement dissocié d'une belle eau-de-vie. L'assemblage choisi pour la commercialisation présente un boisé mieux équilibré et ne dominant pas l'eau-de-vie. Les arômes sont floraux en premier nez, puis domine la prune. La bouche offre un bel équilibre. L'alcool (45°), bien que présent n'a pas de "feu". (Il faut dire que le chai, comme l'indique le nom du domaine est situé dans une zone humide et fraîche, au bord du Midou, et perd son alcool un peu plus rapidement que la moyenne, ou dans une zone plus sêche). L'alcool tend un ensemble d'une belle élégance, avec une très belle finale complexe, où se mêlent des notes de fruits confits et de fruits rouges. Belle longueur, c'est très tendu, très élégant. Heureux ceux qui goûteront ce Bas-Armagnac lorsqu'il aura atteint 25 ou 30 ans de vieillissement.

Je remarque dans les mots-clés qui ont conduit certains visiteurs vers ce blog : "livre le goût du vin" : en effet, j'ai emprunté le nom de mon bog au titre d'un livre écrit au début des années '80 par le professeur Emile Peynaud (Dunod, éditeur). Qui était Emile Peynaud ? Un immense professeur d'oenologie de l'Université de Bordeaux, qui a eu, dans une période que je situe aux alentours de 1975-1982 tout particulièrement, une influence capitale dans l'évolution des vins de Bordeaux. D'une part il a encouragé la vendange de raisins à une plus grande maturité, et à une maturité plus contrôlée, et surtout il a été le révélateur de la technologie moderne en viticulture, cuverie en inox, températures de fermentation contrôlées. De même il a eu une activité de conseil très influente auprès de prestigieux grands crus classés. Il correspond également dans l'Histoire des vins de Bordeaux à une période que je qualifierai "d'oenologie triomphante", c'est à dire à celle où on pouvait se dire que le chai rattraperait toujours tout ce qui avait pu arriver à la vigne. On a vu récemment de nombreux très grands vignerons affirmer que l'essentiel de leur travail était à la vigne, que la vinification et l'élevage pouvaient presque se faire tout seuls, dès lors que le raisin arrivé au chai était parfait ; c'est un évolution capitale par rapport à cette époque, plus productiviste, avec des rendements plus élevés, et l'utilisation à la vigne de toute la pharmacopée possible.
Emile Peynaud écrivit dans ce début des années '80 ce livre énonçant le pourquoi du goût du vin, mais aussi proposant une technique et une normalisation du vocabulaire de la dégustation. Evitant les images éculées et folkloriques "il a de la cuisse..." il s'attacha à inscrire la dégustation dans un processus plus rigoureux, plus scientifique. J'ai beaucoup utilisé ce livre à mes débuts. Il m'a permis tout d'abord de me connaître (longtemps après, je pense que c'est un point fondamental pour tout dégustateur : la dégustation est une introspection), d'apprendre à identifier mes "capteurs", avec leurs forces et leurs faiblesses, de façon à être le plus régulier, le plus neutre, le moins influencé possible par l'environnement de la dégustation. C'est pour lui rendre un hommage discret que j'avais choisi ce nom.
Pour conclure cet article, je dirai que des dégustations verticales faites il y a quelque années m'ont appris quelque chose d'autre. Je pense en particulier à une dégustation de vins blancs faite au Château La Louvière, avec des vins vinifiés sous l'influence d'Emile Peynaud, puis sous celle du professeur Denis Dubourdieu (disons pour simplifier vinification en barrique avec bâtonnage des lies, au lieu de vinfication en cuve). Les vins qui avaient presque le même âge, (environ vingt ans) vinifiés selon une méthode ou l'autre, se ressemblaient bigrement : ce n'était plus la façon de vinifier qui était importante, le terroir avait pris le dessus, et bien sûr, il était permanent et définissait l'identité profonde du vin.

Amis visiteurs, acceptez tous mes voeux pour 2008. Je vous souhaite de nombreuses et belles dégustations, tout au long de cette année, de belles découvertes (on peut toujours être émerveillé par la découverte d'un vin même si beaucoup le connaissent déjà), et je souhaite également que les grands vins restent accessibles au plus grand nombre des amateurs. Il est bien dommage que ces vins soient de plus en plus réservés aux nouveaux riches des pays de l'Est ou d'Asie, pas forcément aptes à les apprécier dans leur pleinitude, à les consommer dans des conditions dignes de leur qualité. Il est vrai que ces vins sont de plus en plus nombreux à appartenir à des groupes de l'industrie du luxe, et à être vendus comme tels...une autre façon de faire rêver avec eux : moins sur leurs qualités gustatives que sur la capacité à se les procurer, qui signe l'appartenance à une élite sociale.  Je souhaite à tous les vignerons du monde une année qui les mènera sans encombre de la fleur au fruit, du fruit au vin, car, quel que soit le terroir, c'est toujours beaucoup de travail, d'espoirs, d'investissement - pas seulement financier- que la naissance d'un millésime. Enfin, parmi toutes les évolutions que connait le monde du vin, je souhaite que les vins qui respectent le terroir de leur naissance soient toujours plus nombreux, et que les OGM nous épargnent.
Pour ma part, dans les prochaines semaines je vous entretiendrai à nouveau des vins du Val de Loire, puis de ceux du Monde méditerranéen. En avril il sera temps de se pencher sur les primeurs du millésime 2007 à Bordeaux. Ce millésime a, lui, été bien compliqué et donnera sans doute des vins très hétérogènes, selon la qualité du travail du vigneron, son talent de vinificateur, et, il faut le dire, les moyens qu'il aura pu consacrer à la sélection. La très belle arrière- saison fraîche et ensoleillée n'aura sans doute pas tout effacé. A suivre...

Voici quelques images de ce salon tenu en juin. Pour tous ceux qui ne peuvent y avoir accès. undefined

Le très cosy stand du Champagne Billecart-Salmon, avant la ruée...

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Quatre garnds noms réunis dans un même stand...

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Pardela wines, présentation de vins du monde...

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Hors du grand hall, au bord du lac, le club des Marques. A l'échelle des grands groupes...
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Ils ont marché sur l'eau : la passerelle temporaire reliant le hall de la Foire internationale et le palais des Congrès.

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Chez Tio Pepe, le service du  Xeres "fino", toujours aussi spectaculaire.

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Georges Duboeuf mettait en avant le côté aromatique des vins du Beaujolais, avec un stand très fleuri.

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Une autre vue du stand Duboeuf.

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Au club des Marques, le stand Dourthe - CVBG.

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Accueil en musique pour les invités d'André Lurton, au château Couhins-Lurton. undefined

Soirée détente à Couhins-Lurton, après une journée où les invités ont parcourus des kilomètres dans le salon, et dégusté des dizaines de vins...

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Fin de journée au salon...les bouteilles vides dégustées dans la journée attendent devant chaque stand le service du nettoiement.

Le Château de Beauregard appartient à la famille Burrier depuis 5 générations, depuis 1883. Depuis quelques années, elle est dirigée par Frédéric-Marc Burrier qui dirige aussi la maison de négoce Joseph Burrier, fondée en 1945 par Georges Burrier. Le domaine couvre 36 ha, constitués par 19 ha de Pouilly-Fuissé, 7 ha de Saint-Véran, et 8 ha de Beaujolais. En effet le domaine est également implanté sur Fleurie et Moulin-à-Vent, et ces vins sont vinifiés à Fleurie à l'Ancienne Maison Tournissoux, qui fait partie du domaine. 
Frédéric Burrier privilégie des vins de terroirs. Les vignes sont labourées et la nature est respectée, afin que chaque vin soit le reflet de la terre qui l'a porté.

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A vinexpo, le stand de Beauregard, agrémenté d'un diaporama, pour visualiser ce 
"Grand site remarquable du goût"

C'est à Vinexpo que j'ai pu faire cette très intéressante dégustation à laquelle je vous convie.
MACON-FUISSE JOSEPH BURRIER 2006 : Très pur, très jolis arômes de fleurs blanches. Bouche ample, fraîche. Très joli vin sur le fruit.
SAINT-VERAN "EN FAUX" 2005 : (domaine) C'est le meilleur du domaine, élevé sous bois, vinifié comme un grand bourgogne. Le nez est très ample, marqué par le boisé de qualité. Très frais, légèrement mentholé. Minéral dans son expression, et long. **
POUILLY FUISSE "CLASSIQUE" 2005 : Un an d'élevage, c'est le "replis" de 40 % des climats du domaine de Pouilly. Très miellé, ample, avec cependant une très belle tension. C'est séduisant et tendu en même temps. *
POUILLY-FUISSE "LES MARECHAUDES" 2004 : Aromatiquement impressionnant, avec des notes très mures de paille séchée, un peu de brioche. Bouche très ample, avec une expression très séduisante, qui parle immédiatement. **
POUILLY-FUISSE DOMAINE GEORGES BURRIER "LA CÔTE" 2005 : Bel or vert. Le nez est sur les fruits jaunes, les fleurs, l'acacia. Bouche ronde et souple. C'est facile d'accès.
POUILLY-FUISSE "LES CHARMES" 2005 : Très belle expression aromatique avec de belles notes de pain, brioche, mais aussi menthol. Très belle bouche, tendue par une belle minéralité. Vin de bonne garde prévisible (plus de dix ans). ***
GRAND BEAUREGARD 2004 : Cette cuvée est constituée de la meilleure pièce de  chacun des climats, et bénéficie d'un élevage de deux ans sous bois. Très belle expression aromatique.associée à un boisé de très belle qualité. On est sur les fruits jaunes, des notes de beuure fin. La bouche est somptueuse de puissance, contrebalancée par une belle tension acide. Très belle présentation en outre, dans une bouteille de grand luxe (1 kg). C'est un grad vin de longue garde prévisible -de 10 à 20 ans sans risque. ***
GRAND BEAUREGARD 2003 : Dans ce millésime particulier, 6 pièces seulement ont été produites soit 1800 bouteilles. Les vendanges ont eu lieu entre le 21 et le 25 août. On a l'impression de croquer le raisin, tellement le vin semble jeune. Le bois est complètement assimilé eet pourtant l'élevage a été de deux ans en bois 100 % neuf. On a une acidité remarquable, qui tient de la meilleure façon cet ensemble. C'est somptueux. ***
BEAUJOLAIS VILLAGES "MEMOIRE DU TERROIR" 2006 : Sur le fruit, cerise, framboise, croquant, avec une bonne acidité. Simple, du vrai beaujolais, vin de plaisir, avec une densité de matière très correcte.
FLEURIE "CLASSIQUE" 2006 : Très beau nez sur fleurs et fruits, très séduisant. La bouche est parfaitement composée, ronde, souple, avec du "jus". Délicieux. **
FLEURIE "COLONIES DE ROCHEGRES" 2004 : Couleur légèrement évoluée. Le nez commence à évoluer vers de notes de cuir, d'épices. La bouche offre un volume moyen, mais parfaitement équilibré. A boire.
FLEURIE " COLONIES DE ROCHEGRES" 2005 : Rouge vif, pourpre. Le nez est extraordinairement minéral, on a des cailloux dans le verre. La bouche est extrêmement serrée, avec une grande puissance, une structure tannique majeure. Superbe. ***
MOULIN-A-VENT "LA SALOMINE" 2004 : Le fruit est superbe, moyennement puissant. En bouche, c'est éblouissant, dans ce millésime difficile, avec un bel équilibre, une rondeur, une souplesse qui s'associent à la forte minéralité. Du "jus", des tanins soyeux. ***
MOULIN-A-VENT "CLOS DES PERELLES" 2005 : Très beau fruit, avec une extraordinaire puissance.La bouche est également très séduisante, avec une rondeur et un velouté charmants. **

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