notes de dégustation

Le Mas de Cadenet est situé à Trets, à l’est d’Aix-en-Provence, au nord-est de Marseille, au pied de la Sainte-Victoire, la montagne qui inspira tant Paul Cézanne par son paysage prenant des couleurs toujours nouvelles. Il appartient à la famille Négrel depuis 1813. Il compte 45 ha d’un seul tenant, dont 40 en AOC Côtes de Provence-Sainte-Victoire et 5 en AOC Côtes de Provence (l’Arbaude). Le domaine est mené en culture raisonnée (Label Nutrition Méditerranée) et contrôlé par un laboratoire indépendant.

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L’ARBAUDE blanc 2009 : (100 % ugni blanc). Joli nez sur les genêts, les fruits blancs. La bouche est de bonne ampleur, et d’une bonne longueur. *

MAS DE CADENET blanc 2009 : (Rolle 100 %) Joli nez sur les fruits blancs, avec une note de berlingot. Bouche ample, riche, avec une belle finale fraîche. *

MAS NEGREL-CADENET blanc 2007 : 100 % Rolle, élevage 1/3 de bois neuf. Le boisé est encore marque mais bien choisi. Il nécessite un an pour se fondre. De beaux arômes d’agrumes, de fruits blancs. Bouche très ample et belle longueur. Un blanc de gastronomie.

L’ARBAUDE rosé 2009 : (Grenache, Cinsault, Carignan) Joli nez précis, sur les fruits rouges. La bouche est fraîche et désaltérante. C’est un rosé apéritif au sens premier du mot.

MAS DE CADENET rosé 2009 : (Grenache, Cinsault, Syrah) Les arômes sont frais et précis, finement fruits rouges. La bouche gagne en profondeur par rapport au précédent. Vin précis et équilibré, avec une finale fraîche.***

MAS NEGREL-CADENET rosé 2008 : (Grenache, Cinsault, Syrah, avec un rendement à l’ha de 35 Hl). Vinifié sous bois. C’est très réussi, fruits rouges et épices, avec un boisé bien intégré, fondu. La bouche est très ample, puissante. C’est un beau rosé de table, pour accompagner une viande par temps chaud. Equilibré et ample. **

L’ARBAUDE rouge 2008 : (Syrah, Cabernet-Sauvignon, Carignan). Arômes très purs (cerise) puis fruits rouges et noirs. Bouche gourmande, souple, avec des tanins sans agressivité, d’un grain fin. Boire frais, sur le fruit. *

MAS DE CADENET rouge 2007 : (grenache, Syrah, Cabernet Sauvignon) Très belle couleur dense, profonde, fraîche. Le nez est très gourmand (fruits rouges et noirs) avec, en plus, des notes cacaotées, épicées. Tanins soyeux, très beau vin. ***

MAS NEGREL-CADENET rouge 2004 : (Grenache, Syrah, Cabernet-Sauvignon) La  couleur est fraîche et profonde. Un peu de bois subsiste au nez. La bouche est très bien structurée, charnue, avec des notes de cacao et de viande grillée. Les tanins sont encore vigoureux. *

MAS NEGREL-CADENET rouge 2007 : Magnifique palette aromatique de fruits noirs et rouges. La bouche a une belle densité, de la gourmandise, du fond, de la structure. Tanins soyeux, le boisé est très inclus. Grand millésime. ***

VIN CUIT DE PROVENCE CUIT AU FEU DE BOIS Moût cuit à 40 ° maximum pour ne pas tuer les levures), avant la fermentation. Aromes de fruits confits, La bouche n’est pas du tout sirupeuse, avec son côté fumé très présent et qui perdure en bouche longuement. La finale rappelle les treize desserts provençaux de Noël : ils sont tous là dans cette finale longue, longue. Un délice. ***

Le Château Léoube est une magnifique propriété de 650 ha située à Bormes-lesMimosas. Elle compte seulement 60 ha de vigne. Elle appartient à sir Anthony Bamford, propriétaire de la marque JCB qui fabrique des engins de chantier. Il en a confié la direction à Jean-Jacques et Romain Ott, pour y produire des vins de grande qualité, ne rechignant pas sur les investissements.

LEOUBE Rosé 2009 : (Grenache, Cinsault, Syrah) Vin ayant effectué sa fermentation malo-lactique. Jolis arômes de fruits rouges, puissants. Bouche ronde, ample, souple. Rosé caressant, avec une puissance assez grande, finale épicée. Beaucoup de souplesse. *

SECRET DE LEOUBE rosé 2009 : Grenache, Cinsault, Syrah. Plus puissant et structuré, il possède le même style aromatique et la même rondeur en bouche, dus à la fermentation malo-lactique. **

LEOUBE blanc 2009 : (Sémillon/Rolle) Le nez est beaucoup plus celui du Rolle, les fruits blancs, de petites notes anisées. La bouche est extrêmement généreuse, ample. C’est un blanc de gastronomie avant tout. Le sémillon donnera sa mesure dans un deuxième temps. **

LEOUBE rouge 2007 : (Grenache, Cinsault, Syrah) fruits noirs et rouges. Note boisée (et pourtant juste des foudres pour la conservation). La bouche est plutôt gourmande, avec un joli jus et des tanins très discrets, très inclus. **

LES FORTS DE LEOUBE (rouge) 2006 : (Grenache, Syrah, Cabernet-Sauvignon et Cinsault par quarts) Très beaux arômes de fruits noirs, réglisse, cacao, La bouche, pas très extraite, garde une bonne « buvabilité ». Les tanins sont très fins et l’ensemble est très juste. Beau vin à apprécier dans les cinq ans sur viandes rôties et grillées. ***

 

L’ensemble est très convaincant. On sent que le plus grand soin a été apporté. Il me semble que l’expression du terroir pourrait être plus sensible sur les rosés.

La polémique née de la proposition de la commission européenne d’autoriser la création de rosés nés de coupage entre vin blanc et vin rouge a mis en avant la spécificité et la technicité des rosés de la région Provence. Cette région s’est alors réaffirmée comme le leader incontesté pour la production de rosés de qualité, vins à part entière, capables d’apporter du plaisir au consommateur, ce qui reste la mission première de tout vin. Une large revue des rosés produits en Provence me permet de faire plusieurs distinctions. Il y a tout d’abord des rosés passe-partout, conçus comme des sous-produits du vin rouge : un viticulteur qui produit trop, fait une saignée (il fait couler du jus après la vendange) pour concentrer son rouge et produire du rosé en même temps. Les meilleurs vignerons ont compris qu’il faut choisir dès le départ, dès la taille presque, sur quelles parcelles on produira du rosé, avec le choix d’un point de maturité idéal, de conditions de vendange adaptées, et d’une vinification pointue et attentive. Voici le résultat de cette dégustation effectuée à Vinisud le 22 février 2010.

 

L’ESTANDON 2009 AOC Côtes de Provence. (Cercle des Vignerons de Provence à Brignolles) Grenache, Cinsault, Syrah. Nez fruits rouges. Légèrement acidulé, agrumes en bouche, qui est ronde et souple, avec une petite amertume finale.

Domaine de L’AMAURIGUE «  FLEUR DE L’AMAURIGUE » 2009 AOC Côtes de Provence. (J.Marie Queff au Luc) Grenache, Cinsault. Très léger en bouche, floral, agrumes, très désaltérant. La présentation est quelconque. *

Château MONTAUD 2009 Côtes de Provence (F. Ravel à Pierrefeu) AOC Côtes de Provence ; Grenache, Cinsault, Syrah.. Peu expressif au nez. La bouche manque de charme. Court en bouche. Très passe-partout.

LES QUATRE TOURS « SIGNATURE » 2009 AOC Coteaux d’Aix-en-Provence : (Chr. Faucher à Venelles). Agriculture raisonnée, Grenache, Cinsault, Syrah. Fruits rouges et agrumes. Assez puissant au nez. La bouche a de la vigueur. Un peu d’accroche en finale.

Château RIOTOR 2009 : AOC Côtes de Provence J. Abeille à Courthézon. Grenache, Cinsault, Syrah, Rolle. Le nez sur les fruits rouges et les agrumes. Rond et souple, désaltérant, précis, net, assez long. Bien. **

Château LA MASCARONNE 2009 : AOC Côtes de Provence, (Fanny Croisy Le Goudeveze au Luc) Cinsault majoritaire, grenache. Joli nez fin et précis, floral, agrumes et fruits rouges. La bouche est fine, élégante, bonne longueur. Bien **

Domaine des DIABLES « ROSE BONBON » 2009 : AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire G. Philip à Puyloubier) Grenache, Cinsault, Syrah. Joli nez agréable, sur les agrumes, la clémentine en particulier. La bouche est très fine, très désaltérante. Bonne longueur. *

LES VIGNERONS DU ROY RENE « OPALE D’UN ROY » 2009 AOC Côteaux d’Aix-en-Provence (Lambesc) Pas très fin, sur les fruits rouges surtout. Ce manque de finesse se confirme en bouche.

CELLIER SAINT-SIDOINE 2009 : AOC Côtes de Provence (Puget Ville) Grenache, Cinsaly, Tibouren, syrah. Joli nez sur les agrumes. La bouche est fine et gourmande, croquante. Bonne longueur. *

Château des VINGTINIERES 2009 : AOC Côtes de Provence (P. Moreux, le Cannet des Maures) Grenache, Cinsault, Syrah. Très désaltérant, fin sans aspérité. On aimerait un peu plus de caractère.

Château BARBANAU « L’INSTANT » 2009 : AOC Côtes de Provence (D. Simonini à Roquefort) Agriculture bio, Grenache, Cinsault, Syrah. Très fruits rouges, du corps, de la puissance. Bonne densité, rosé de table, Bonne longueur. Bien **

Château MENTONE « ROSE EDITION 2009 » AOC Côtes de Provence. (M.P. Caille à Saint-Antonin du Var) Agriculture biologique, Grenache, Cinsault, Syrah, Carignan. La couleur est un peu orangée. Très désaltérant, apéritif, agrumes, pamplemousse, cerise. Néanmoins manque un peu de personnalité.

DOMAINE DES OULLIERES 2009 : AOC Coteaux d’Aix-en-Provence. (C. Daumas à Le Puy Sainte Réparade) Grenache, Cabernet-Sauvignon. Très jolie couleur très fraise, très fraîche. Le nez est assez discret, fraise, framboise. La bouche est assez tendue, mais cela manque de caractère.

Domaine de LA CROIX (Cru Classé) 2009 AOC Côtes de Provence (N. Boucherot à La Croix Valmer) Grenache, Cinsault, Mourvèdre, Tibouren. Très, très pâle, presque un blanc de rouge à peine taché. Le nez est très agrumes, pamplemousse et clémentine. La bouche a de l’élégance, du corps. **

Château de L’AUMERADE (Cru Classé) « MARIE-CHRISTINE » 2009 : AOC Côtes de Provence (H. Fabre à Pierrefeu) Cinsault, Grenache, Syrah. IL manque beaucoup de caractère. Désaltérant certes, mais un peu trop facile. De plus la présentation est très kitsch avec sa bouteille « provençale ».

Château SAINT JULIEN D’AILLE « IMPERATOR » 2009 : (C. Rieder à Vidauban). Grenache, Cinsault, Syrah. Rosé pelure d’oignon. Le nez sur les agrumes, les fruits rouges. Bouche désaltérante, avec un certain manque de caractère. Facile.

Château de BREGANCON (Cru Classé) « RESERVE DU CHATEAU » 2009 : AOC Côtes de Provence. (O. Tézenas à Bormes les Mimosas) Grenache, Cinsault, Syrah. Sur les fruits rouges. Bouche désaltérante. Pas de personnalité, assez simple. On attend plus d’un Cru Classé, d’où qu’il soit.

Domaine SAINT-MITRE « CLOS MADON » 2009 AOC Coteaux Varois en Provence. (V. Poiron à Saint Maximin la Sainte Baume) Grenache, Cinsault, Syrah. Rose très pâle, très frais. Fruits rouges. Désaltérant, avec un certain corps en bouche et une bonne longueur. Pour la table. *

Château MIRAVAL « PINK FLOYD » 2009 : AOC Côtes de Provence (F. Croisy Le Goudeveze à Correns) Agriculture bio. Grenache 20 %, Cinsault, VV 80 %. Rosé légèrement saumoné. Joli nez élégant, très fin, sur les fruits rouges. Bouche délicate, Beaucoup de finesse. Très bien. ***

COMMANDERIE DE PEYRASSOL 2009 : AOC Côtes de Provence (A. Cacaret à Flassans) Grenache, Cinsault, Syrah. Couleur rose saumoné très pâle. Nez de fruits rouges dominants. Rosé de type épicé, avec une attaque très fluide, mais de la puissance. *

Château LA FONT DU BROC 2009 : AOC Côtes de Provence (G. Rouby aux Arcs sur Argens) Grenache, Mourvèdre, Syrah, Cinsault. Très pâle, presque un blanc taché. Très joli nez, élégant, sur les agrumes et les fruits blancs et rouges. Belle densité en bouche. C’est fin, bon et long. ***

Domaine LES BEATES « LES BEATINES » 2009 : AOC Coteaux d’Aix en Provence. (P.F. Terrat à Lambesc). Grenache, syrah en culture biologique. Rosé très pâle, pelure d’oignon. Le nez est sur les fruits rouges. De la consistance en bouche, épicé. Plutôt destiné à la table et un petit manque de finesse.

Château LES VALENTINES 2009 : AOC Côtes de Provence. (G. Pons, G. Giner, N. Pigaglio à La Londe des Maures) Cinsault, Grenache, Syrah, Mourvèdre. Couleur rosé très pâle. Le nez est sur les fruits rouges, les épices, un peu d’agrumes. La bouche est assez puissante. *

Château PIGOUDET « CUVEE LA CHAPELLE » 2009 : AOC Coteaux d’Aix-en-Provence. (A. Pont à Rians) Syrah, Cabernet-Sauvignon. Rosé pâle, reflets bleutés. Le nez est nettement sur les fruits rouges. La bouche est gourmande, de bonne intensité, longue. Bien**

LA FERME DES LICES 2009 : AOC Côtes de Provence. (X. Schneider à Saint-Tropez) Grenache, Cinsault. Rosé très pâle. Joli nez agrumes, fruits blancs, fruits rouges. La bouche est assez souple. *

Domaine de LA COURTADE « ALYCASTRE » 2009 : AOC Côtes de Provence (R. Auther sur l’Ile de Porquerolles) Grenache, Mourvèdre, Tibouren. Rosé de bonne intensité. Le nez est sur les fruits rouges, les épices. Bouche ample, d’une bonne puissance. Rosé de table. *

Château LA CALISSE 2009 : AOC Coteaux Varois en Provence (P. Ortelli à Pontevès) Syrah, Grenache en agriculture biologique. De type très pâle. Jolis arômes d’agrumes. Bouche ronde, fine, du charme. Séduisant. *

Château LES CROSTES 2009 : AOC côtes de Provence. (L. Schaller-Gallet à Lorgues) Grenache, Cinsault). Très pâle, presque blanc. Nez très fin, fruits blancs surtout, puis agrumes. Bouche souple, tendre, c’est un rosé « calin ». *

MAS DE CADENET 2009 : AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire (M. Négrel à Trets) Grenache, Cinsault, Syrah. Rosé assez pâle, franc. Le nez est puissant et très fin, élégant. Beaucoup de charme pour le nez sur les agrumes, et fruits rouges. Bouche bien tendue, pure, joliment construite. Long en bouche. ***

Domaine du JAS D’ESCLANS « CUVEE DU LOUP » 2009 : AOC Côtes de Provence (M. de Wulf à La Motte) Syrah, Grenache, en agriculture bio. Rosé légèrement orangé. Nez puissant et élégant. Du charme. Bouche tendre et assez souple. Bonne longueur. *

Domaine de L’ANGUEIROUN « PRESTIGE » 2009 : AOC Côtes de Provence-La Londe (E. Dumon à La Londe des Maures) Grenache, Cinsault, Syrah, Rolle Rosé légèrement jaune. Le nez est sur les agrumes et les fruits rouges. La bouche est facile, souple. Manque un peu de caractère.

Château du PAS DU CERF « ROCHER DES CROIX » 2009 AOC Côtes de Provence La Londe (A. Legrand à La Londe des Maures) Grenache, Cinsault, Tibouren. Rosé pâle. Nez sur les fruits rouges. Manque un peu de définition, d’élégance. C’est plutôt un rosé de table, mais j’aimerais plus d’élégance.

Domaine HOUCHART SAINTE-VICTOIRE 2009 : AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire. (Famille Quiot à Chateauneuf du Pape) Grenache, Cinsault, Syrah, Mourvèdre. Rosé de table, marqué par la puissance, avec cependant une définition aromatique un peu simple. Bouche souple.

Château de CALAVON 2009 : AOC Coteaux d’Aix-en-Provence. (N. Beausset à Lambesc) Grenache, Cinsault, Cabernet-Sauvignon, Syrah. Très joli rose pâle. Le nez est très fruits rouges. La bouche est fine et élégante. Beaucoup de charme, long. Beau vin. ***

Château de SAINT-MARTIN « ETERNELLE FAVORITE » (Cru Classé) 2009 : AOC Côtes de Provence (F. Santy à Taradeau). Tibouren, Carignan. Très pâle. Le nez est très puissant, sur les agrumes, la bigarrade, le citron vert, une note de sueur ( !). Très aromatique, presque trop. Il faut aimer la forme de la bouteille type « eau de Cologne ».

Domaine de SAINT-SER « PRESTIGE » 2009 : AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire (J. Guichot à Puyloubier) Grenache, Cinsault, Syrah. Rosé assez appuyé. Le nez est de qualité, frais, sur les fruits rouges, un peu d’agrumes. La bouche est bien constituée. Bonne tension acide, longue persistance. **

Château d’OLLIERES « PRESTIGE » 2009 : AOC Coteaux varois en Provence. (Ch. Rouy à Ollieres) Grenache, Cinsault, Syrah. Rose pâle, légèrement jaune. La bouche est très légère, manque un peu de puissance. Assez nette note de sueur au nez, curieuse.

Château SAINTE-MARGUERITE  « SYMPHONIE » 2009 (Cru Classé) : AOC Côtes de Provence La Londe (J.P. Fayard à La Londe des Maures) Grenache, Cinsault en culture bio. Rosé très pâle, blanc taché. Le nez est très fin, élégant, sur de fines notes d’agrumes, de fruits blancs, de fruits rouges. La bouche est fine et élégante. ***

Domaine SAINTE-LUCIE « MADE IN PROVENCE PREMIUM » 2009 : AOC Côtes de Provence (G. Philipp à Puyloubier) Syrah, Grenache, Rolle. Du charme dans ce rosé sur les fruits rouges, bonbon acidulé. La bouche est de bonne constitution. Un peu trop commercial à mon goût, mais cela peut plaire.

Château VIGNELAURE 2009 : AOC Coteaux d’Aix-en-Provence (P. Bru à Rians) Syrah, Grenache, Cabernet-Sauvignon. Rosé aux reflets bleutés. Nez très fin, très délicat, élégant. La bouche est désaltérante, avec une bonne tension acide. ***

Domaine SAINT-ANDRE DE FIGUIERES « CONFIDENTIELLE » 2009 : AOC Côtes de Provence La Londe  (F. Combart à La Londe des Maures) Mourvèdre 40 %, Cinsault 30 %, Grenache 30 %  en agriculture bio. Rose très pâle, légèrement jaune. Le nez est très élégant, sur les fruits blancs, les agrumes, clémentine, citron. La bouche est ample, bonne longueur. Rosé de gastronomie. **

Château ROUBINE « Tête de cuvée INSPIRE » 2009 AOC Côtes de Provence (V. Rousselle-Riboud à Lorgues) Tibouren, Clairette. Cuvée à l’encépagement original. Très, très pâle, presque blanc. Nez très fin et élégant, sur les fruits blancs. La bouche est ample, généreuse, épicée. Un peu court cependant. Un beau rosé de gastronomie, très« technologique ». **


Je reviendrai sur certains de ces domaines en vous proposant les commentaires de dégustation de leur production complète.

CHATEAU DES JACQUES 2007 (AOC Moulin-à-Vent) : Très beau nez, avec un joli fruit et une minéralité affirmée. La bouche est très structurée, équilibrée, avec des tanins fins. *

CHATEAU DES JACQUES CLOS DU GRAND CARQUELIN 2006 (AOC Moulin-à-Vent) : Magnifique couleur. Le nez est légèrement fermé, très minéral. La bouche est très délicate, d’un magnifique équilibre, avec des tanins très fins. **

CHATEAU DES LUMIERES 2005 (AOC Morgon) : Issu d’un terroir basaltique ancien. Il est d’une énorme couleur. Le nez est fermé, encore discret mais la bouche est d’une grande densité. Il y a de la chaleur dans ce vin. Une très belle bouteille. **

CHATEAU DES LUMIERES COTE DU PY 2005 (AOC Morgon) : Enorme couleur, presque « bordelaise ». Le nez est d’une grande netteté, bien que pas très puissant car encore fermé. La bouche assène un véritable coup de poing tant sa puissance est grande. On a du mal a reconnaître un vin de gamay. Tanins très fins, veloutés. C’est simplement un grand vin. ***

MÂCON BLANC VILLAGES DOM. DE LA GRANGE MAGNIEN 2007 : Très frais, mentholé, agrumes. La bouche est très tendue. Joli vin gourmand, fait pour fruits de mer et apéritif. *

FIXIN BLANC 2006 : Assez boisé, avec des notes briochées, grillées. Une richesse certaine en bouche, du volume, de la chair, à la place de la finesse et de l’élégance.

SAVIGNY-LES-BEAUNE BLANC 2003 : Vin élaboré avec 75 % de pinot blanc, qui donne  un vin puissant et épicé, avec un volume important, et un beau potentiel de plaisir pour les trois ans à venir.

CHABLIS 1er CRU VAILLONS 2005 : Beau nez ample et élégant, sur de belles notes d’agrumes (zeste de citron, pamplemousse). La bouche est riche et ample, avec une minéralité dissimulée derrière le volume vineux. Note saline en finale. ***

CÔTE DE NUITS VILLAGES BLANC « LE VAUCRAIN » 2003 : Jaune paille. Gros volume aromatique, notes de brioche, de noisettes grillées. La bouche est très puissante, avec une bonne acidité malgré tout et « du fond ». On le comprend mieux en sachant que la vigne est conduite en biodynamie depuis 2001 : la vigne a moins souffert de la canicule de l’été et a trouvé, au-delà de sa richesse, un bel équilibre. **

CHASSAGNE-MONTRACHET 1er CRU MORGEOT, CLOS DE LA CHAPELLE, DOM. DU DUC DE MAGENTA 1999 : Or vert. Le nez est puissant, extrêmement noble, encore très jeune. Très beaux arômes d’agrumes, pamplemousse et orange surtout. La bouche a une sacrée ampleur, sans lourdeur. Profondeur, longueur. C’est un grand vin. ***

AUXEY-DURESSES ROUGE 2006 : Un peu de réduction au premier nez. A l’aération il se dégage vers un joli fruit. La bouche est assez dense, emplissant bien la bouche. Relativement simple, mais gourmand et très équilibré. **

MONTHELIE 1999 : Du fruit, mais aussi de l’évolution vers des notes épicées. La bouche est ample, mûre, fondue. Belle finale. A découvrir. **

POMMARD 1er CRU CLOS DE LA COMMARAINE 2004 CHATEAU DE LA COMMARAINE : Couleur moyenne. Le nez est à la fois fruité (griotte) et épicé. La bouche est moyennement dense, souple, mais propose élégance et équilibre. Bonne longueur. *

BEAUNE 1er CRU THUVILLAINS 1999 : Belle couleur dense, d’un beau rubis. Le nez, ouvert, est très impressionnant de volume. Il présente des arômes d’évolution, sur la fourrure, l’animal. La bouche est ample, de belle richesse, juteuse, avec un retour sur le fruit. ***

CHAMBOLLE-MUSIGNY 1er CRU LES CRAS 2001 : Au nez, se mêlent des notes de fruit et de caramel au lait. La bouche est assez puissante, structurée autour de tanins assez fermes. *

SAVIGNY-LES-BEAUNE 1er CRU CLOS DE GUETTES 2006 : C’est un vin ample, avec des notes de torréfaction au nez, ce qui marque une forte maturité. La bouche est souple, ronde. C’est facile à boire. Un vin sensible à la météo du millésime.

CHASSAGNE-MONTRACHET BLANC  2004 : Caressant au nez et en bouche, avec une note crayeuse. Tendre, souple, facile.

PULIGNY-MONTRACHET 1er CRU LE CHAMP CANET 2002 : Extrêmement élégant, le nez est dominé par le pamplemousse et l’orange. La bouche est superbement équilibrée, avec une richesse compensée par la minéralité, une belle tension acide. Très beau vin, qui peut se boire ou se garder dix ans. Sa vivacité en fera un compagnon idéal pour les poissons les plus nobles. ***

CORTON-CHARLEMAGNE GRAND CRU 2000 DOM. DES HERITIERS LOUIS JADOT : Ce sont les agrumes qui marquent encore fortement le nez, et non des notes d’évolution. En revanche le bois est intégré, fondu. La bouche est très ample, avec de la force et une grande profondeur. Le tout est soutenu par une belle tension acide. Belle bouteille. ***

BATARD-MONTRACHET, GRAND CRU 2003 : Or jaune. Le nez est sur les fruits jaunes, la confiture d’oranges douces. La bouche est surpuissante, ample et riche. Il lui manque finesse et équilibre. On touche à l’excessif maitrisé. **

NUITS-SANT-GEORGES 2006 : Belle couleur profonde. Le nez est sur le fruit, le jus de cerise. La bouche est équilibrée, ronde et souple. Tel quel, le vin se goûte très bien, avec son charme. *

VOLNAY 1er CRU CLOS DE LA BARRE 2006 : Belle couleur. Le nez est encore sur le fruit, avec en  fond, des notes de cuir, animales. La bouche est ronde et mûre, l’ensemble peut se boire. *

GEVREY-CHAMBERTIN 1er CRU POISSENOTS 2002 DOM. LOUIS JADOT : (vignes de 10 ans seulement). D’une belle couleur, le nez est cependant moyennement puissant. La bouche est très équilibrée, d’une grande finesse, d’un toucher de bouche soyeux. Très beau vin, à boire car il manque juste d’un peu de profondeur. **

VOSNE-ROMANEE 1er CRU MALCONSORTS 2003 : Couleur profonde. Le nez est opulent, explosif. La bouche a une énorme puissance, cependant équilibrée par une juste acidité. Grande bouteille au potentiel énorme. ***

CHAPELLE-CHAMBERTIN, GRAND CRU 2001 DOM. LOUIS JADOT : Belle couleur pour le millésime. Le nez est moyennement puissant mais délicieusement élégant et raffiné. La bouche est dans le même registre : puissance moyenne mais longue et profonde. Il a encore quelques belles années devant lui. ***

CLOS VOUGEOT, GRAND CRU 2000, DOM. LOUIS JADOT : Belle couleur. Le nez est très élégant, noble. La bouche est relativement souple en attaque, avec du fond et du volume mais une certaine raideur des tanins. **

 

 Goûtés le lendemain à Givry, au Cellier des Pierres rouges, nouvelle cuverie destinée à vinifier les vins due la Côte Chalonnaise :

RULLY BLANC 2007 : Nez d’agrumes : pamplemousse, une pointe de citron, et une note florale de genêt. La bouche est fraîche, tendue, avec une nuance métallique. Il demande encore quelques mois pour être tout à fait prêt.

AUXEY-DURESSES BLANC 2007 : Le nez est finement mûr avec une note d’amande fraîche, de citron. La bouche est ronde et souple, légèrement minérale. Sympatique vin d’apéritif. *

SAINT-AUBIN BLANC 2007 : Le boisé est assez toasté, notes vanillées sur un beau volume. La bouche est ample et ronde, dans ce vin qui sera plaisant très rapidement. **

GIVRY ROUGE 2006 : Le nez est discret, sur des notes de fruits rouges. On les retrouve en bouche : fraise, framboise, fraise de bois. La bouche est bien constituée, avec des tanins un peu rustiques.

MERCUREY 1er CRU GRAND CLOS FORTOUL 2007 : Couleur moyenne avec une légère trace d’évolution. Nez mûr et agréable de fruits noirs. La bouche est charmante à l’attaque, avec une bonne souplesse. Mais les tanins sont un peu secs, avec une trace végétale qui nécessite 2 à 3 ans d’attente.

SAINT-ROMAIN ROUGE 2007 : Joli nez, de bonne qualité, de bonne maturité. Bouche équilibrée, avec le charme d’une matière assez dense et des tanins qui demandent quelques mois. *

FIXIN ROUGE 2007 : Bonne couleur. Nez précis, sur les fruits noirs et rouges. La bouche offre un très bon volume, une rondeur avenante, et des tanins très fins. Bien. **

CHOREY-LES-BEAUNE ROUGE 2006 : Couleur dense et profonde. Le nez est assez simple mais agréable. La bouche a une très bonne densité, une structure intéressante, avec des tanins très fins. L’ensemble passe très bien. **

SAVIGNY-LES-BEAUNE ROUGE 2006 : Bonne couleur avec trace d’évolution. Le nez est élégant et agréable. La bouche attaque de façon souple, avec une bonne chair en milieu et des tanins malheureusement un peu secs. *

PERNAND-VERGELESSES ROUGE 2005 : Couleur profonde. Le nez est un peu fermé, mais on perçoit bien les fruits noirs et des notes de café moulu. La bouche est puissante, serrée, très structurée et équilibrée, avec des tanins encore fermes mais inclus. Jolie bouteille pour les dix prochaines années. ***

C’est un joli domaine d’une trentaine d’hectares situé à l’ouest de Brignolles, cultivé en bio (contrôle Ecocert), mais où tous les processus de fonctionnement sont également respectueux de l’environnement. Le domaine des Annibals tire son nom de toute une lignée de propriétaires ainsi surnommés en référence à Hannibal, qui serait passé à proximité avant de franchir les Alpes. Notons que la présentation des vins est tout à fait agréable et de bon goût, reprenant sur l’étiquette un éléphant « d’Hannibal ».

BLANC 2009 cuvée « LA JOUVENCELLE » : (90 % Rolle, 10 % Ugni blanc). Joli vin, avec une belle intensité aromatique. La bouche a de l’ampleur et une puissance certaine, lui permettant plats épicés, poissons et coquillages iodés. Belle définition. **

ROSE 2009, cuvée « SUIVEZ-MOI JEUNE HOMME » : (60 % Cinsaut, 40 % Grenache) issu de petits rendements. Jolis arômes de fruits rouges, groseille framboise. La bouche est assez puissante, avec de la rondeur et un jolie finale pure. (Il tire son nom des rubans qui ornaient les chapeaux des femmes il y a un siècle et qui, ondulant au grès des mouvements de la dame, semblaient lancer une invitation aux jeunes gens qui la suivaient). **

ROUGE 2008 cuvée « FESSE-MATHIEU » : (60 % Syrah, 40 % Grenache) ainsi nommé parce que les vignes de syrah qui le composent sont avares de leurs raisins, produisant peu. Très joli nez sur les fruits rouges et noirs. La bouche est assez structurée, mais charmeuse, aux tanins fins. C’est cependant un peu court en bouche. *

ROUGE 2007 cuvée « LA RIBOTE » : Beau nez gourmand, qui s’appuie sur un boisé maitrisé. La bouche est pleine et riche. Belle composition et tanins fins. **

Voilà à peu près vingt-cinq ans que j’ai rencontré Philippe et Catherine Delesvaux, dans les allées de l’un des premiers Salon des vins de Loire. Que de chemin parcouru ! Que d’obstacle franchis par celui qui se disait alors « vigneron de père en fille depuis 1983 ». Sans jamais transiger sur leurs convictions ils ont créé un domaine qui produit depuis longtemps des vins parmi les plus fascinants de la Loire. Ici, la nature seule produit le sucre qui est dans le raisin. Et c’est, sans en faire un argument de vente, depuis longtemps un adepte d’une viticulture respectueuse de la nature.

 

ANJOU ROUGE 2008 (cabernet franc) Belle couleur rubis. Le nez est sur les fruits rouges, la framboise et le cassis. La bouche est fraîche et coulante, avec des tanins fermes, accrochés au sol de schistes. *

ANJOU ROUGE « MONTEE DE L’EPINE » 2008 (cabernet sauvignon) Couleur profonde, grenat. Le nez est sur le cassis avec une petite note de pruneau. La bouche a une très belle densité, sans agressivité. Tanins très serrés, fins, avec un bel éqillibre. Un vin qui « respire ». **

ANJOU BLANC SEC « FEUILLE D’OR » 2008 : Or-vert. Le nez est puissant : cire, fumée, tilleul. La bouche est très tendue avec une note saline en finale, et une extrême minéralité. ***

ANJOU BLANC SEC « FRANC DE PIED » 2008 : Issu de rendements misérables (non voulus) sur un hectare de vignes non-greffées, on se trouve face à un vin d’une énorme puissance aromatique, avec un surplus de notes de fruits jaunes, de tilleul, de miel. La bouche est très puissante, presque tannique de minéralité, on a littéralement « le caillou dans le verre ». La note saline est très nette. Un vin fascinant. ***

COTEAUX DU LAYON SAINT-AUBIN 2008 : (chenin passerillé) Les arômes de tilleul, de miel, de genêt sont dominants par rapport à la minéralité. Impeccable tension acide, pour ce joli vin d’apéritif. **

COTEAUX DU LAYON « LES CLOS » 2008 : Magnifique équilibre mettant en évidence l’élégance, la finesse. Le sucre n’est ici en rien écœurant (et pourtant 100g de sucre résiduel). La minéralité est encore cachée derrière la richesse du fruit. Superbe. ***

COTEAUX DU LAYON « SELECTION DE GRAINS NOBLES » 2006 : On est confondu par la précision de ce vin. Jamais ce n’est lourd, collant. Les arômes sont très précis, élégants. L’équilibre en bouche, le « naturel » de cet équilibre sont évidents. On est devant un monument. ***

Domaine pionnier de la qualité à Pouilly, le domaine Ferret-Lorton a historiquement été conduit par des femmes de forte personnalité. C’est Madame Jeanne Ferret-Lorton qui a par exemple, décidé de classer ses climats en « têtes de crus » et « crus hors classe », car cette appellation n’a pas de classement en premiers crus et grands crus. Récemment racheté par la maison Jadot, mais en demeurant totalement indépendant pour la conduite, le domaine Ferret-Lorton est aujourd’hui dirigé par Madame Audrey Braccini.

 

POUILLY-FUISSE 2008 : Très beau nez de fruits jaunes, très légèrement vanillé. La bouche est très ample, étalant son fruit. C’est un vin de grand plaisir, idéal sur des entrées ou à l’apéritif. Délicieux. **

POUILLY-FUISSE TETE DE CRU « LES CLOS » 2007 : Si le nez est extrêmement élégant, légèrement fumé, minéral, la bouche est bien composée bien qu’encore un peu serrée. Grande élégance. **

POUILLY-FUISSE HORS CLASSE « TOURNANT DE POUILLY » 2004 : Magnifique or vert. Nez complexe, écorce d’orange, note de caramel au beurre salé. En bouche, grande minéralité, pour une grande élégance portée par une tension acide forte. ***

POUILLY-FUISSE HORS CLASSE « LES MENETRIERES » 2006 : Magnifique or-vert, un peu plus jaune que le Tournant de Pouilly. Le nez est extrêmement puissant, ample, riche, avec des notes d’orange, de pain, de chèvrefeuille. La bouche offre un superbe volume, de la richesse, avec une très bonne tension acide. Superbe. ***

Le 25 janvier nous avons également eu la chance de faire une petite dégustation verticale du premier cru de Pommard, Les Epenots. Celui-ci est situé en limite nord de la commune, touchant Beaune et en particulier son premier cru Les Boucherottes (à ne pas confondre avec Pommard Les Boucherottes).

 

2007 : Très joli nez, très fin, sur les petits fruits rouges, un peu de cassis, de la griotte. La bouche est relativement mince, tout en finesse. On voit bien qu’il s’agit d’un petit millésime mais, déjà délicieux, on en profitera pendant les 3 à 5 ans à venir, sur un rôti de bœuf. *

2005 : Presque muet au nez. En revanche la bouche est extrêmement serrée, denseavec une profondeur évidente qui se laisse deviner. Un grand millésime, qui accompagnera gibiers, viandes rouges, d’ici une dizaine d’année. ***

2004 : Il est presque prêt. Si le nez n’est pas très puissant, il y a de l’élégance. La bouche est ronde et souple, avec une bonne profondeur. Un note légèrement végétale s’insinue en fin de bouche. *

2003 : La couleur est très marquée, dense pour du pinot. Le nez est encore un peu fermé, mais présente de magnifiques notes de fruits noirs (cassis), de fumée, de notes empyreumatiques qui flottent au-dessus. La bouche est très puissante, avec une finale aux tanins serrés et marqués. Gros potentiel ***

2002 : La couleur est dense, profonde. Le nez est très élégant, sur des notes soyeuses, de fruits mûrs. La bouche s’inscrit dans un cercle quasi parfait, et les tanins sont soyeux. Une caresse. ***

2001 : Couleur moyenne. Le nez est moyennement puissant, et il souffre en bouche d’un manque de chair. La finale est également acide. Petit millésime à boire.

 

Le premier cru de Pommard, Les Epenots, se montre  propice à produire des vins de grand format, emplissant bien la bouche, mais pouvant atteindre à une finesse et une élégance remarquables. Trois millésimes sortent du lot, 2002 qui semble avoir atteint sa plénitude, 2005, de grand équilibre, qui puise dans sa trame très serrée ses espoirs de durée, et 2003, expansif, dévorant, qui pourra compter sur sa puissance et sa grosse structure tannique pour affronter le temps.

Le premier cru Les Combettes représente chez Louis Jadot une production de trois pièces par an. Ce vin est très apprécié à l’étranger et, de ce fait est peu connu du marché français. Les Combettes sont situées en limite nord de la commune, touchant Meursault, mais à la même altitude que les grands crus, situés au sud. Le sol est très pierreux, ce qui est donne une minéralité forte au vin. Le 25 janvier, j’ai eu l’occasion d’en faire une dégustation verticale sur 6 millésimes, que voici.

 

PULIGNY-MONTRACHET 1er cru LES COMBETTES

2007 : Floral au nez, moyennement puissant. Le bois est encore très présent. On sent par derrière une belle matière, avec une belle sensation d’amande fraîche. Assez rond et souple, plutôt vite accessible. *

2004 : Très beaux arômes qui se dégagent du bois. Crémeux, avec une note grasse de frangipane, d’amande, de beurre. La bouche est ronde, avec une longueur moyenne. *

2003 : Beaucoup de volume, mais « aromatiquement chaud ». On commence à aller vers la brioche. En bouche il est marqué par la puissance alcoolique. On le réservera à des viandes blanches et des préparations épicées. Long en bouche. *

2001 : D’une configuration radicalement différente. On a encore ici la présence d’agrumes, de noisettes fraîches, avec une tension acide plus forte. Mais il est relativement fermé à ce stade. **

2000 : Un peu de torréfaction au nez, avec un volume assez important en bouche. Celle-ci est ronde et puissante, avec une acidité assez forte en finale, gage d’un vieillissement harmonieux. *

1998 : C’est un équilibre très différent, avec un vin très tendu, pas très puissant, mais très élégant. Apparaissent des notes de torréfaction : amande grillée en finale, pour un vin de grande classe. *

 

Cette dégustation évite les meilleurs millésimes : 1999, 2002 et 2005. Elle montre l’importance du caractère climatique pour chaque millésime. Il me semble que les millésimes les plus tendus, 1998 et 2001 dégagent un supplément d’élégance. Même s’il est en phase de repli 2001 présente le meilleur potentiel.

Voici, comme chaque année maintenant, mes impressions après dégustation des vins disponibles à la vente en cette année 2010.
COLOMBEY 2006 (AOC Bordeaux) : Couleur moyenne. Du fruit, de la cerise avec de légères notes d'évolution vers le cuir. Bouche souple, légèrement animale. Tanins souples, coulant.
Château BONNET rouge 2006 (Bordeaux) : Très jolie couleur rubis. Le nez est très sympathique, sur les fruits rouges, avec des notes vanillées bien dosées. Bouche souple, bien constituée, plutôt gourmande. *
Château GROSSOMBRE 2005 (Bordeaux) : Couleur moyenne. Le nez est sur les fruits noirs, avec une certaine profondeur. La bouche est bien structurée, mais moyennement dense, avec des tanins très fins.
Château GROSSOMBRE 2004 (bordeaux) : Couleur moyenne +. Le nez est "sérieux", sur les fruits noirs. La bouche est bien constituée, assez serrée. Un peu d'austérité.
Château BONNET RESERVE  rouge 2006 (Bordeaux) : Sous le bel habillage vanillé, de très jolis arômes de fruits rouges et noirs, un peu d'épices. La bouche est flatteuse, assez gourmande. Bons tanins. *
Château BONNET RESERVE rouge 2005 (Bordeaux) : D'un style beaucoup plus volumineux, il est en phase de renfermement aromatique. Le nez digère le bois. La bouche est ample, très construite. Tanins très fins. ***BONNET.jpgChâteau Bonnet, la référence en AOC Bordeaux
Château BONNET RESERVE rouge 2004 (Bordeaux) : Il est également encore un peu retenu, structuré, mais il commence à s’ouvrir sur de belles notes épicées et de pruneau. Les tanins sont fins. *

Château TOUR DE SEGUR 2006 (Lussac Saint-Emilion) : Il présente d’ores et déjà un charme certain. On remarque cependant une petite amertume sur les tanins, qui demandent encore à se fondre.

Château COUCHEROY rouge 2007 (Pessac-Léognan) : Couleur moyenne. Le nez est discret, sur les fruits rouges. La bouche est croquante, avec des tanins très souples. A apprécier rapidement, sur sa fraîcheur.

Château COUCHEROY rouge 2006 (Pessac-Léognan) : Couleur de bonne intensité. Le nez est assez puissant, montrant qu’il a bien évolué ces derniers mois. La bouche s’équilibre également sur une bonne finesse, avec des tanins apaisés. Se goûte bien mieux qu’il y a quelques mois. *

Château LABARDE 2007 (Haut-Médoc) : Bonne couleur. Le nez est très séduisant, avec un fruit élégant. La bouche est assez coulante, mais bien constituée. Se goûte très bien. **

Château LABARDE 2006 (Haut-Médoc) : Bonne couleur. Le nez offre des notes de kirsch, de fruits rouges et noirs. La bouche est de belle structure. Il se goûte bien également. **

Château BARBE BLANCHE 2007 (Lussac Saint-Emilion) : Belle couleur, assez dense en ce petit millésime. Le nez est bien mûr, avec de légères notes de cachou. Il n’est pas très dense en bouche, assez souple et peut s’apprécier dès maintenant, sur son fruit. *

Château BARBE BLANCHE 2006 (Lussac Saint-Emilion) : Couleur profonde, dense. Le nez est un peu fermé, mais très fin, très élégant, sur des fruits rouges. La bouche est souple et coulante, tanins soyeux. Se goûte très bien. *BARBE BLANCHE 1Château BARBE BLANCHE

Château de ROCHEMORIN rouge 2006 (Pessac-Léognan) : Couleur dense. Le nez est très mûr et habillé d’un boisé assez toasté. Cela se retrouve en bouche, d’une densité moyenne avec un caractère torréfié en retour. Tanins fins, se goûte bien. *

Château de ROCHEMORIN rouge 2005 (Pessac-Léognan) : Couleur profonde. Le nez est encore fermé. La bouche présente une superbe structure, tout en finesse. Tanins de très beau grain. A attendre encore. ***

Château de ROCHEMORIN rouge 2004 (Pessac-Léognan) : Couleur profonde. Le nez commence à bien s’ouvrir, sur les fruits noirs, très nets, très cabernet. La bouche est ample, de bonne construction, avec des tanins fins. **

Château de CRUZEAU rouge 2005 (Pessac-Léognan) : Couleur profonde. Le nez est en phase d’ouverture, avec une explosion de fruits, très gourmande, une belle structure. Tanins fins. Superbe bouteille qui peut se boire dès à présent mais qu’on attendra avec bonus. ***CRZ-1.jpgChâteau de CRUZEAU, la maison bourgeoise au milieu des vignes

Château de CRUZEAU rouge 2004 (Pessac-Léognan) : La couleur est assez profonde et le nez s’ouvre sur des notes de maturité, un peu d’épices, de fruits cuits. La bouche est plutôt souple, avec une bonne matière qui emplit bien la bouche. Tanins fins. *

LABASTIDE DAUZAC 2007 (Margaux) : Très belle couleur dense, pour le deuxième vin de Château Dauzac. Le nez est très élégant, avec de petites notes de tabac mêlées aux fruits noirs. Bonne maturité en bouche, avec des tanins fins. **

LABASTIDE DAUZAC 2006 (Margaux) : Bonne couleur. Le nez s’ouvre sur un vin qui évolue déjà vers des notes de fruits noirs, d’épices. La bouche est de densité moyenne. Se goûte bien. *

Château COUHINS-LURTON rouge 2006 (Pessac-léognan) : Couleur très profonde. On retrouve les notes torréfiées qui font le style de château, avec des notes de tabac brun. La bouche est dense, riche, charnue, avec des tanins fins. **

Château LA LOUVIERE rouge 2004 (Pessac-Léognan) : Très belle couleur. Le nez n’est pas encore totalement ouvert mais il montre déjà toute son élégance. La bouche est très bien équilibrée, avec une jolie trame, un charme fou. C’est d’un grand classicisme. ***

Château DAUZAC 2004 (Margaux) : Enorme couleur. Ce vin affiche une très belle  intensité. Le nez, quoiqu’encore fermé est très élégant, bien boisé, sans excès. La bouche est bien structurée, ample, avec une superbe finesse, une grande élégance. Les tanins sont de classe. Il peut se goûter avec plaisir mais sa puissance et son équilibre lui assurent 10 ans de garde. ***

Château BONNET rosé 2009 (Bordeaux rosé) : Jolie couleur œil de perdrix. Délicieux arômes de fraise de groseille. Délicieusement gourmand en bouche, avec une petite pointe de gaz pour la fraîcheur. ***

Château de ROCHEMORIN, blanc 2008 (Pessac-Léognan) : Explosif au nez, sur des fruits jaunes et de belles notes de sauvignon mûr, agrumes. La bouche est très ample, très gourmande. Il plaira aux amateurs de vins jeunes et sa très bonne acidité l’accompagnera plus longtemps. **

Château de CRUZEAU , blanc 2007 (Pessac-Léognan) : Fermé et sur le bois, il est à goûter à nouveau dans un an.

Château COUHINS-LURTON blanc 2007 (Pessac-Léognan) : D’un style étonnamment moins tranchant qu’à l’habitude, il se goûte bien dès à présent. Fin, légèrement minéral, à apprécier sur sa jeunesse.

Château LA LOUVIERE blanc 2007 (Pessac-Léognan) : Jolis arômes très pleins, très classiques, avec un beau volume. La bouche est ample et dense, avec une acidité peut-être un peu basse qui lui permettra d’évoluer assez vite.

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