Rémunération de l'auteur

Rémunération de l'auteur

Nous aimons le vin, passionément, pour certains d'entre nous, nous avons fait de cette passion un métier. Pour que nos enfants, nos petits-enfants puissent connaître ces joies, vivre de cette passion, il nous faut surveiller de près et nous opposer à ce que trame la Commission Eurpéenne. Pour cela, je vous invite à aller visiter le site http://www.contrelesnaufrageursduvin.org. Je vous ai recopié la page d'accueil pour que vous en compreniez l'intérêt.

Campagne contre les naufrageurs du vin !

Confédération paysanne

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Appel ultime contre les naufrageurs du vin !   
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Pétition ouverte/en ligne du 14 octobre 2006 au 28 février 2007

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"Ils" l'ont écrit, les plus mercantiles ont fourni l'encre et le stylo, les théoriciens du libéralisme ont soufflé les arguments, des représentants professionnels ont cru y voir l'outil manquant à la compétitivité de la viticulture européenne, Bruxelles a parachevé le tout en couchant sur le papier le principe de la dissolution des particularismes culturels du vin.

De quoi s'agit-il ? Rien de moins que de légaliser au niveau européen "l'arrangement" de nos vins, afin de les rendre compatibles avec un standard de consommation imaginé par les spécialistes du marketing des grands alcooliers internationaux. On pourra aromatiser le vin, lui enlever de l'alcool, lui rajouter du glycérol, fermenter en Europe des moûts concentrés d'Argentine ou bien encore importer des jus de raisin pour fabriquer des "vins" suédois ! On pourra mélanger les continents et mettre en concurrence les misères afin de profiter de l'exploitation des travailleurs des nouveaux pays producteurs pour payer son vin moins cher en supermarché.

Les villages, les terroirs, les paysages, l'histoire, la culture, les femmes et les hommes des vignobles, les savoirs accumulés, les cépages localement domestiqués ou créés, le partage de la surprise des nouveaux millésimes, les subtiles distinctions des tours de mains ou des origines, le petit vin populaire savoureux, le beau Cinsault du Minervois, le taquin Fié gris de Touraine ou de Saint Bris, le viril Chenin sec, le séduisant Grenache de la vallée du Rhône, le distingué Pinot noir de Bourgogne, le confidentiel Len de l'el de Gaillac, les milles et un cépages de France, les cinq milles variétés du monde, toute cette richesse devrait disparaître pour faire place à l'uniformité et à la reproductibilité !

La dictature économique a mauvais goût ; elle veut tuer le vin dès la production par la mise en place de modes de culture intensifs et de techniques chimiques d'élaboration. Elle veut effacer le producteur de la mémoire du vin, pour laisser le champ libre à un produit défini selon des standards agroalimentaires.

Nous sommes dans une situation critique ; l'alliance du grand commerce et des lobbies anti-vin, avec la bénédiction de l'Union européenne, détruit le caractère paysan et singulier du vin. Elle s'emploie à casser sa légitimité culturelle, pour préparer la place à un grand marché mondial de boissons alcoolisées, au seul profit de quelques multinationales. Elle néglige l'humain et le social, sacrifiant l'emploi vigneron et le dynamisme des territoires qu'il fait vivre.

Allons-nous assister, impuissants, à la mort du vin et à la création de boissons enivrantes dépourvues d'humanité car seulement marchandise d'alcoolisation ?

Le vigneron relève de la plus ancienne alchimie ; celle qui transforme le minéral en sensoriel, celle du travail des générations qui construit des paysages, des usages, des symboles, celle qui crée du lien, donne du bonheur et du plaisir partagé.

Voilà pourquoi,

NOUS RESISTONS à un projet de réforme qui fait fi de la dimension culturelle, sociale, économique et environnementale de la viticulture et condamne le vin à l'insignifiance !

NOUS SOUTENONS une réforme qui applique au vin le principe d'exception culturelle et donne un avenir à la viticulture paysanne !

NOUS APPELONS à un grand débat public sur l'avenir de la viticulture et des vignerons européens.

 

 

Comité de parrainage

Christophe Alévêque (humoriste), Anémone (comédienne), Robert Aprin (vice président du collectif Prouvènço), Miche Balat (psychanalyste et sémioticien), Claudine Baschet (comédienne), Jean Bardet (chef restaurateur, Château Belmont,Tours), Miguel Benasayag (philosophe et psychanalyste), Pierre Bonte (journaliste), José Bové (paysan), Ramón Chao (journaliste et écrivain), Dominique Cabréra (réalisatrice), Jean-André Charial (vigneron et chef restaurateur, L'Oustau de Baumanière, Les Baux de Provence), Annick Coupé (syndicaliste), CharlElie Couture (artiste), Jean-Pierre Coffe (journaliste et écrivain), Yolande Curt (artiste sur bois, animatrice du collectif Prouvènço), Jean-Louis Comolli (cinéaste), Étienne Davodeau (auteur de bande-dessinée), Benoit Delépine (auteur et comédien), Yannick Delpech (chef restaurateur, l'Amphitryon, Colomiers), Raymond Depardon (photographe et réalisateur), Michel Favory (comédien, sociétaire de la Comédie Française), Roger Ferrari (syndicaliste), Jean Ferrat (auteur et interprète), Manuela Golub (politologue. Chargée de recherches C.N.R.S, Université Paris I), Jacques Hainard (directeur du Musée d'ethnographie de Genève), Jean-Paul Hébert (socio-économiste, Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris), Christian Jacquiau (économiste et écrivain), Raoul-Marc Jennard (économiste), Marc Jolivet (humoriste), Manu Larcenet (auteur de bande dessinée), Docteur Marie-Hélène Lottin (psychothérapeute), Jean-Jacques Lottin (directeur d'études de santé publique, ancien Vice-Président de la Société Française de Santé Publique), Carla Krüger (Attac, Allemagne), Jacques Le Divellec (chef restaurateur, La cuisine de la mer, Paris), Périco Légasse (journaliste), Marc Mangenot (socio-économiste, président des Amis de la Confédération paysanne), Daniel Mesguich (acteur et homme de théâtre), Edith Montelle (conteuse, vice-présidente de la société mythologique française), Marie José Mondzain (philosophe, CNRS) Thierry Morvan (journaliste), Véronique Nahoum-Grappe (Anthropologue), Jonathan Nossiter (cinéaste), Claudine Nougaret (productrice de cinéma et ingénieur du son), Aline Pailler (journaliste, France Culture), Ernest Pignon-Ernest (Peintre), Gustave Parking (humoriste), Jean-Pierre Poulain (sociologue), Olivier Roellinger (chef restaurateur, La Maison de Bricourt, Cancale), Pierre Richard (comédien et vigneron), Johan Sfarr (auteur de bande dessinée), Laurent Stocker (comédien, sociétaire de la Comédie Française), Jaume Tàpies (Président des Relais et Châteaux, El Castell de Ciutat, La Seu d'Urgell, Espagne), Jean-Louis Trintignant (comédien et vigneron), Lewis Trondheim (auteur de bande dessinée), Nicolas Vanier (écrivain,explorateur et paysan).

A vous de jouer!

Le 8 décembre dernier, nous étions quelques-uns à partir en "pélerinage" gourmand au Domaine de la Tuilerie, en Bas-Armagnac, où avait lieu le grand moment annuel : la distillation (en bus, pour plus de sureté). Comme le domaine est petit, trois jours suffisent pour produire trois pièces de ce qui deviendra un magnifique, un grand, Bas-Armagnac. L'alambic a été acheté il y a quelques années, car, avant 1986 c'est un distillateur itinérant qui venait opérer chaque année, comme dans de nombreuses propriétés de l'Armagnac. C'est un alambic en cuivre, bien sûr, fabriqué en 1949, qui fonctionne au bois. C'est un appareil rustique, à la simplicité biblique, qu'il faut démonter entièrement avant et après chaque utilisation.  Colette et Jean-Louis, nos hôtes, ont choisi d'utiliser du bois de charme, à la chauffe douce et régulière. Jean-Louis Hugon, très pédagogue, se fait un plaisir d'expliquer le fonctionnement de ce bel appareil, qu'il faut savoir écouter, toucher, pour accompagner ce que la nature a offert cette année, différent de ce qu'elle avait offert l'an dernier. C'est un plaisir auquel il est difficile de résister, que de glisser son verre à la sortie du petit tuyau, et de humer les superbes arômes de poire et de prune de l'eau de vie blanche.

Mais ce pèlerinage est aussi l'occasion d'un repas très convivial où on déguste une superbe garbure, une salade de gésiers, une daube de noël (au vin blanc) accompagnée de pommes de terres sautées. Autour de la table, les conversations agréables et animées se multiplient. J'ai eu la chance de faire face à des amateurs venus de Suisse, sur la route de ...Lourdes.

A la fin du repas, après le café, on passe au "brûlot". Il faut dire que tout le monde attend ce moment, car il est à la fois spectaculaire et...délicieux. On remplit une bassine à confiture en cuivre d'eau-de-vie blanche, on ajoute un bon kilo de sucre, on mélange, on chauffe jusqu'à ébulition et on met le feu. Pour aérer la préparation, pour accélérer la combustion, chaque participant vient à son tour faire tomber en cascade le précieux liquide dans la bassine. A tout seigneur, tout honneur, c'est Jean-Louis et sa fille Lola qui donnent l'exemple. Puis, quand la moitié (enfin, presque...) de l'alcool a brûlé, on couvre la bassine pour arréter le feu, et on plonge dans le liquide fumant des écorces et des quartiers d'oranges. A déguster avec modération...autant que possible!

Plus tard dans l'après-midi, on passe encore à la visite du chai où dorment les millésimes passés, en cours de veillissement. Bien sûr, Colette Remazeilles est fière de faire déguster ses nectars, et bien sûr, ils sont sources de commentaires comparatifs et enthousiastes, d'autant que les dégustateurs ont abandonné leurs inhibitions éventuelles plus tôt dans la journée.

Heureusement le bus nous ramène vers Bordeaux, nous laissant le temps de retrouver calme et  quiétude. Je parierais qu'il y aura des amateurs pour revenir à la distillation, fin 2007. En attendant, j'espère vous avoir fait vivre ce superbe moment. Je remercie mon ami Alexandre de Montesquieu pour ses magnifiques photos, qui rendent, mieux que des mots, ces moments chaleureux. Par les temps de Prohibition qui nous menacent, il est heureux de pouvoir encore en connaître de cette qualité.

Bonne année 2007 à tous!

Dégustés à Ambès le 18 décembre 2006.

Château MEYNEY 1997 Cru Bourgeois Exceptionnel de Saint-Estèphe : Belle couleur profonde, avec une très légère trace d'évolution en bord de disque. le nez est élégant, fondu. La bouche confirme cette impression, c'est souple, avec une matière assez riche, les tanins sont fondus. A boire dans les deux ans à son meilleur. *

Château PEYRABON 2002, Cru Bourgeois du Haut-Médoc : Belle couleur, très jeune. Le nez est un peu austère, sur les fruits noirs. La bouche est bien constituée, avec un retour agréable de fruits rouges. Tanins fermes en train de se fondre. Sera parfait dans l'année à venir, puis pendant 3 à 5 ans. *

Château FLEUR PEYRABON 2002 : Cru Bourgeois de Pauillac : Belle couleur, vive et franche. Le nez est très élégant, raffiné. La bouche, sans être massive, est bien constituée, la vinification a trouvé un bon équilibre, avec des tanins fins en finale. Bien typé Pauillac. **

Château GRAND MAYNE 2002, Grand Cru Classé de Saint-Emilion : Couleur encore très profonde, grenat foncé. Le nez est toasté, notes de café, de cachou. La bouche commence à se fondre. C'est plein, ample, tanins mûrs et soyeux, souples. Bien.**

Château MONBOUSQUET 2002, Saint Emilion Grand Cru (Grand Cru Classé au classement de septembre 2006). Très forte couleur, encore presque opaque. Le nez est très toasté, café, cachou, goudron. La bouche est très puissante, et cependant veloutée, ronde. Très impressionnant. Peut se boire ou se garder 5 à 10 ans. **

Château ROUGET 2002 : Pomerol. (D'autre part membre du Cercle Rive Droite) Cette propriété assez peu connue est située au bord de la haute terrasse de Pomerol (celle où sont situés les plus grands crus) sur le versant nord face à Lalande-de-Pomerol. Couleur profonde, le nez est également toasté, avec une bonne profondeur d'expression. La bouche est élégante. On notera un petit creux en milieu de bouche, vite dépassé par une bonne finale, élégante et suave. *

Château PETIT VILLAGE 2004 : Pomerol. Lui est situé sur les graves de la haute terrasse de Pomerol, au sud. Bonne couleur dense. Le nez est très élégant, bien mûr, mais non toasté, au fruit net, classique. La bouche est très élégante et équilibrée, tanins de classe. Belle bouteille d'ici deux à  cinq ans, avec une bonne longévité prévisible. Cette propriété semble retrouver un style et une place un peu effacés dans la décennie '90. **

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