Les vendanges de ce millésime 2008 tirent à leur fin en ce mois d'octobre. Hier, j'ai fait une petite balade dans les vignes de Pessac-Léognan, de Léognan précisément. Sous un soleil éblouissant
(que nous aurions bien voulu avoir en plein été), par une douce température dépassant légèrement les vingt degrés c'était bien agréable. Partant du présbytère de Léognan, nous avons longé les
vignes du Château Haut-Bergey, abrités derrière un mur. Puis coupant à travers les bois où se construisent de plus en plus de splendides maisons, nous avons rejoint le domaine de Chevalier, où
les derniers rangs attendent les vendangeurs. L'état sanitaire est très bon, avec, par ci, par là, quelques grains passerillés, et une charge très correcte sous les ceps. Au sol, les traces des
travaux effectués cet été en vert, afin de ne conserver que le meilleur et éliminer raisins millerandés (avortés -et donc restés petits et verts-), ou abimés.
A Chevalier, des ceps splendides.
Nous avons ensuite rejoint les vignes du Château de France, avec sa superbe croupe de graves. Comme nous partons toujours avec un petit sac à dos, nous mettons dedans des poches en plastique, -au
cas où ?-et nous avons ramassé les petits grapillons abandonnés par les vendangeurs sur les ceps (souvent en haut des ceps), pour en faire de la confiture. Ainsi chargés d'un peu plus de quatre
kilos, nous avons repris en direction du château Haut-Bergey, afin de regagner la voiture.
La belle croupe de France
Ce que j'ai pu voir lors de cette courte balade (5 à 6 kilometres) est encourageant. Le millésime 2008, très mal parti lors de la première semaine de septembre où il pleuvait à verse des torrents
d'eau, a bénéficié ensuite de conditions quasiment idéales, avec d'abord trois semaines de temps sec, frais et ensoleillé, légèrement venté au nord-est. Malgré quelques courts et faibles passages
pluvieux, octobre a vu de très belles journées chaudes et très lumineuses, comme ce dimanche.
Au château de France, ce cep attend les vendangeurs.
Même s'il faut attendre les dégustations du printemps pour savoir à quoi ressemblera ce millésime 2008, je suis pour ma part confiant. Bien sûr, il lui manquera des jours avec des températures à
plus de 30 ° qui font les grands millésimes. J'imagine un millésime avec des vins moyennement corpulents, avec beaucoup d'élégance...ce que l'on appelle le classicisme bordelais.
PS : La confiture de raisins est délicieuse. Il faut être très patient car il faut récupérer les pépins qui viennent flotter sur la confiture en cuisson. Comme pour le vin, le délice est à la
hauteur de la patience de celui (ou celle) qui le fait...
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